Quels sont les 5 composants d’un ERP ?
Quand on cherche un ERP (Enterprise Resource Planning) on tombe vite sur une avalanche de modules, d’options et de jargon. Pourtant, dans la plupart des entreprises un ERP solide repose presque toujours sur 5 composants essentiels. Les comprendre vous aide à comparer les solutions, à cadrer votre besoin… et à éviter de payer pour des fonctionnalités inutiles.
1) Le composant “Finance” : facturation, compta, trésorerie
C’est souvent le premier “bloc” attendu d’un ERP, parce que c’est lui qui transforme l’activité en chiffres : devis → facture → encaissement → pilotage.
Ce qu’il couvre généralement
- Devis et factures (vente de produits ou prestations)
- Avoirs, acomptes, relances
- TVA, multi-taux, export comptable
- Trésorerie : encaissements, paiements, échéances
- Suivi de la marge et des indicateurs de gestion
- Pourquoi c’est clé pour une TPE
Une TPE a besoin d’un système simple, fiable, qui limite les doubles saisies. L’objectif : facturer vite, encaisser mieux et suivre la trésorerie sans tableurs partout.
Exemple TPE : un artisan ou un cabinet de conseil veut envoyer des devis propres, convertir en facture en 1 clic, et suivre les impayés.
En PME, on ajoute souvent :
- des journaux plus structurés
- une intégration plus poussée avec l’expert-comptable
- des règles internes (validation, délégations, analytique)
2) Le composant “Ventes & Relation client” : CRM, pipeline, SAV
Un ERP n’est pas qu’un outil de gestion : il doit aussi soutenir le chiffre d’affaires. Le composant CRM / Ventes centralise les interactions et donne de la visibilité sur les opportunités.
Ce qu’il couvre généralement
- Fiches prospects / clients (coordonnées, historique)
- Pipeline (opportunités, étapes, probabilités)
- Suivi des appels, emails, rendez-vous
- Contrats / abonnements, renouvellements
- Support / SAV (selon le besoin)
En TPE, le risque n°1, c’est de perdre de l’info : un devis oublié, un client relancé trop tard, un historique introuvable. Un ERP avec un bon CRM évite le “tout dans la tête”.
Exemple TPE : une entreprise de services suit ses prospects, relance les devis, planifie les interventions, et garde l’historique au même endroit.
En PME, on cherche souvent :
- une meilleure prévision commerciale
- des processus d’avant-vente plus structurés
- des rapports par équipe / secteur / agence
4)Le composant “Stock & Logistique” : inventaire, mouvements, expéditions
Dès qu’il y a des produits, de la pièce détachée ou du matériel, la gestion de stock devient un point névralgique. Un ERP doit permettre de savoir quoi, où, combien, et à quel coût.
Ce qu’il couvre généralement
- Gestion multi-produits (références, variantes selon le cas)
- Mouvements de stock (entrées, sorties, transferts)
- Inventaires
- Préparation / expédition (selon l’organisation)
- Alertes de seuil, valorisation, traçabilité (niveau variable)
Sans outil, le stock “réel” et le stock “sur le papier” se disputent en permanence. Résultat : retards, achats inutiles, clients mécontents. Un ERP permet de fiabiliser sans complexifier.
Exemple TPE : une société de négoce veut éviter de vendre un produit “disponible” qui ne l’est plus.
En PME, on peut aller plus loin :
- multi-entrepôts / multi-sites
- traçabilité plus fine
- automatisations avec lecteurs code-barres (selon les cas)
3) Le composant “Achats & Approvisionnement” : fournisseurs, commandes, réceptions
Un ERP doit aussi gérer l’envers du décor : acheter au bon moment, au bon prix, et éviter les ruptures (ou le surstock).
Ce qu’il couvre généralement
- Base fournisseurs et conditions d’achat
- Demandes d’achat (optionnel), commandes fournisseurs
- Réceptions, contrôle, litiges
- Suivi des coûts et des délais
- Rapprochement commande → facture fournisseur (selon la maturité)
Même une petite structure peut vite perdre le fil : commandes passées par email, livraison non suivie, facture introuvable. Un ERP remet tout dans un flux logique.
Exemple TPE : un e-commerçant ou un installateur suit ses commandes fournisseurs, réceptionne, et sait ce qui est “en transit” ou “à relancer”.
5) Le composant “Organisation & Opérations” : projets, planning, production (selon activité)
Un ERP doit aussi gérer l’envers du décor : acheter au bon moment, au bon prix, et éviter les ruptures (ou le surstock).
Ce qu’il couvre généralement
- Base fournisseurs et conditions d’achat
- Demandes d’achat (optionnel), commandes fournisseurs
- Réceptions, contrôle, litiges
- Suivi des coûts et des délais
- Rapprochement commande → facture fournisseur (selon la maturité)
Parce que c’est là que se joue la rentabilité : temps passé, organisation, charge, retards. Un ERP qui relie opérations et facturation donne un vrai levier de pilotage.
Exemple TPE : une société de maintenance planifie les interventions, saisit le temps passé, et transforme l’intervention en facture sans ressaisie.
En PME, ce composant sert à :
- mieux répartir la charge
- standardiser les processus
- fiabiliser les indicateurs (temps, coûts, marges par affaire
Pourquoi Dolibarr est souvent un bon point de départ (et le rôle de PandaERP)
Dolibarr ERP/CRM est apprécié des TPE/PME pour une raison simple : on peut activer les modules utiles, sans transformer l’entreprise en usine à gaz. Mais pour que ça marche vraiment, il faut souvent :
- un paramétrage propre (numérotation, modèles, droits, TVA, workflows)
- une adaptation au métier (champs, documents, automatisations)
- une mise en place structurée (migration, formation, bonnes pratiques)
C’est précisément là qu’un intégrateur comme PandaERP fait la différence : cadrer vos besoins, configurer Dolibarr selon votre réalité, et vous aider à tirer de la valeur rapidement.
FAQ
Un ERP, c’est pareil qu’un CRM ?
Non. Un CRM se concentre sur la relation client et la vente. Un ERP englobe le CRM et la gestion (facturation, achats, stock, projets…).
Est-ce qu’un ERP est réservé aux PME ?
Pas du tout. Beaucoup de TPE gagnent du temps et de la sérénité avec un ERP léger, à condition de choisir les bons composants.
Faut-il absolument avoir les 5 composants dès le départ ?
Non. Le meilleur déploiement est souvent progressif : on démarre par les modules qui éliminent le plus de friction (facturation, relances, suivi client), puis on complète.